Foire aux questions

Nous tenons à assurer un suivi régulier et efficace des relations de parrainage afin de pouvoir évaluer le programme et répondre au mieux à vos besoins et questions.

C’est pourquoi nous avons mis à votre disposition cet espace pour que vous puissiez trouver les réponses aux questions fréquentes.

 

Un formulaire de contact vous permet de poser vos questions si vous n’avez pas trouvé votre réponse sur le site ou dans le guide du parrain.

Foire aux questions

Je me suis inscrit sur le site il y a déjà plusieurs mois, je n’ai toujours pas été contacté, pourquoi ?


Le délai avant que vous soyez contacté par nos équipes peut être plus ou moins long. Au maximum cela pourrait prendre 3 mois, mais nous faisons notre mieux pour diminuer ce temps d’attente. Vous envoyez votre formulaire d’inscription qui est reçu par nos équipes des centres d’hébergement. En fonction des besoins en parrains et lorsque la date sera définitivement fixée, vous serez contacté pour assister à une session d’information collective. Cette date sera fixée également en fonction du nombre de parrains qui souhaitent participer au programme sur une période d’environ 3 mois. Si vous n’avez pas été contacté dans les 3 mois après l’envoi de votre questionnaire, n’hésitez pas à nous contacter grâce au formulaire de contact ci-dessous.




J’ai assisté à la session d’information collective, je n’ai toujours pas été contacté, pourquoi ?


Vous avez assisté à la session d’information collective et vous avez confirmé votre volonté de participer au programme MAINtenant. Votre profil a été ajouté à notre vivier de parrains sur votre territoire. Il est normal que vous ne soyez pas recontacté directement, car nous effectuons les binômes parrain/filleul en fonction des intérêts respectifs de chacun et de ce que vous pourriez vous apporter l’un et l’autre. Cela signifie que votre candidature pourra rester dans notre vivier de parrains pendant quelques mois, avant que vous soyez mis en relation avec un filleul qui partage certains de vos intérêts (parler une langue commune à la vôtre ou chercher un emploi dans votre secteur d’activité, pour ne citer que quelques exemples). Nous ferons de notre mieux pour que tous les parrains puissent avoir un filleul, mais le rythme d’obtention des protections internationales, ou celui de l’arrivée de réfugiés en CPH ne sont pas réguliers. Il est donc normal que cela puisse prendre plusieurs mois avant que l’on vous propose de rencontrer un filleul.




A quoi sert une session d'information collective?


La participation à la session d’information collective est pour nous une condition nécessaire pour prendre part au programme de parrainage MAINtenant. C’est un moment privilégié qui permet de mieux comprendre l’asile, les problématiques auxquelles sont confrontés les filleuls, les règles à connaître en centres d’hébergement, le rôle du travailleur social, votre rôle de parrain, etc. Il s’agit de points déjà développés dans le guide du parrain, mais la session d’information collective permet de mieux les appréhender grâce à des visuels et à la possibilité d’échanger avec nos équipes. Par ailleurs c’est un moyen de rencontrer les autres personnes qui souhaitent participer au programme. Vous pouvez, à l’issue de cette réunion, confirmer ou infirmer votre volonté de participer au programme en fonction de l’adéquation de vos valeurs et intérêts avec celui-ci.




Je n'ai pas l'impression d'être "utile" à mon filleul, est-ce normal?


Si le parrain ne peut pas réaliser les mêmes missions que le travailleur social, son impact intervient sur un plan qui est tout autre. Le but de la relation de parrainage est de créer une relation interindividuelle, informelle et non professionnelle : tous les effets de cette relation ne sont donc pas forcément visibles et mesurables. Dans ces effets que nous estimons indéniablement positifs mais non quantifiables, nous pensons à la consolidation de la confiance en soi, l’amélioration du niveau de langue, l’acquisition des codes culturels, les incitations positives dans l’élaboration d’un projet professionnel ou de formation, le partage du réseau de connaissances, etc.




Je souhaite aider mon filleul à trouver un travail, que puis-je faire ?


Vous pouvez aider votre filleul à trouver un emploi de diverses manières :

  • L’aider sur l’élaboration de son projet professionnel en fonction des débouchés et de la faisabilité du projet, grâce à votre connaissance du marché de l’emploi en France, ou dans certains secteurs d’activité en particulier.
  • Selon l’urgence de la situation, l’aider à élaborer un projet professionnel réalisable à court terme, afin de pouvoir trouver une solution de logement pérenne, tout en réfléchissant sur un projet à plus long terme, une fois que la situation financière de votre filleul se sera stabilisée.
  • L’aider sur l’élaboration de son CV, de sa lettre de motivation, à mettre en avant et à formuler ses expériences de travail et ses diplômes acquis dans son pays d’origine, ou bien l’aider à préparer un entretien d’embauche.
  • L’accompagner à ses rendez-vous (par exemple au Pôle emploi) si votre filleul a besoin d’une personne pour éclaircir certains points avec le conseiller, en particulier s' il y a des problèmes de compréhension à cause de la maîtrise du français.
  • Ou tout simplement faire profiter de votre réseau de connaissances, qu’il soit professionnel ou non. Beaucoup de recrutements se font sur la base d’échanges informels plutôt que par des petites annonces et c’est particulièrement le cas dans certains secteurs d’activité.




Je souhaite aider mon filleul à améliorer son niveau de langue, que puis-je faire ?


Selon le niveau linguistique de votre filleul, il existe différents moyens de l’aider à perfectionner la langue française. Premièrement votre simple présence lui permet d’échanger en français et donc d’améliorer son niveau. Pour information, après l’obtention de sa protection internationale, votre filleul a conclu avec l’Etat un Contrat d’Intégration Républicaine (CIR) qui lui donne accès à entre 50 et 200 heures de formation en français, mais seulement si ses résultats aux tests montraient qu’il avait un niveau inférieur au niveau A1. Si votre filleul ne semble pas maîtriser les bases du français malgré la formation ou qu’il n’a pas pu y avoir accès, nous vous invitons à consulter la page suivante : moocfle.afpa.fr. Il s’agit d’un outil digital gratuit permettant l’apprentissage des rudiments de la langue française sur quelques semaines. Par ailleurs, Le Routard a édité un dictionnaire visuel universel afin de faciliter la communication pour les migrants du monde entier. Ce répertoire composé d’images regroupées en cinq thématiques (pratique, hébergement, santé-hygiène, nourriture, loisirs) pourrait vous permettre de vous appuyer sur des images pour simplifier la communication avec votre filleul, mais aussi travailler ensemble sur le vocabulaire. Le guide est disponible en version numérique à l’adresse suivante : http://www.leroutard.com/file/hello/HELLO-Guide_du_Routard_pour_les_refugies.pdf Il pourrait vous servir de base pour débuter des conversations qui s’appuient sur l’utilisation d’images, mais bien d’autres supports pourraient vous permettre de créer ce type de discussions. Vous pouvez utiliser différents répertoires d’images pour discuter et améliorer le vocabulaire sur des domaines bien ciblés. Par exemple, cela pourrait permettre d’apprendre le champ lexical d’un secteur d’activité professionnelle, ce qui permet d’établir un pont entre l’apprentissage de la langue et l’insertion professionnelle. Nous vous encourageons à tenter cet exercice lorsque la communication paraît difficile ou lorsque vous souhaitez travailler des thématiques particulières. Par exemple, des initiatives intéressantes visent à permettre à des personnes d’apprendre une langue en lien avec un secteur d’activité pour favoriser le retour à l’emploi.




Pourquoi m’est-il recommandé d’éviter les activités payantes ?


Connaissant les difficultés financières auxquelles sont confrontées certains filleuls, vous pourriez être tenté de financer les activités que vous réaliserez. Cependant, il est à souligner que ce type de gestes pourrait entraîner une situation de gêne ou de malaise chez votre filleul. En fonction des cultures et des habitudes, certains pourraient penser que vous attendez quelque chose en retour et se sentiraient obligés de combler le déséquilibre que vous avez créé en vous proposant des services. D’autres, ne sachant comment rendre la pareille, pourraient se sentir déshonorés ou vexés. Au contraire, certains pourraient profiter de vos dons. Par ailleurs, tant que les filleuls sont résidents dans nos centres d’hébergement, nous aimerions éviter de trop grands déséquilibres. C’est pourquoi il n’est pas souhaitable que certains filleuls se voient recevoir des choses dont les autres ne pourraient disposer.




Quels sont les domaines dans lesquels je dois éviter d’interférer ?


Documents et procédures administratives : Il s’agit de la mission exclusive du travailleur social. Les travailleurs sociaux sont des professionnels de l’aide et de l’accompagnement social. Ils ont une expertise sur le fonctionnement des institutions et des politiques publiques, ainsi qu’une vue d’ensemble sur le public avec lequel ils travaillent. Ils sont donc les mieux placés pour aider votre filleul dans ses démarches administratives. En tentant de remplir un document administratif à la place de votre filleul et du travailleur social, non seulement vous pourriez mal faire les choses et lui empêcher de percevoir ses droits, mais vous pourriez également y ajouter des éléments qui pourraient compromettre son droit à bénéficier d’une (nouvelle) carte de séjour. Recherche de logement : La recherche de logement est souvent un point de tension, lorsqu’il s’agit de quitter un centre d’hébergement. Les travailleurs sociaux travaillent au mieux sur cette question dans le cadre des délais dont ils disposent et en fonction des souhaits exprimés par les résidents. La tâche est d’autant plus complexe que le filleul dispose de peu de temps pour quitter la structure et qu’il manque d’autonomie pour diverses raisons : maîtrise de la langue, possibilité d’obtenir le RSA etc. Les souhaits de votre filleul en termes d’hébergement seront donc souvent déçus. Cependant, dans le cadre de la politique nationale d’accueil votre filleul ne peut refuser une proposition de logement. Nous rappelons, qu’en cherchant à aider votre filleul dans sa recherche de logement, non seulement vous pourriez mettre en danger ses possibilités de relogement, mais également ses conditions actuelles d’hébergement. Suivi psychologique : Votre filleul a obtenu une protection internationale pour des raisons bien précises. Il avait raison de craindre pour sa sureté physique et mentale, et pour ces motifs il a été contraint de fuir son foyer et son pays. Il s’agit donc d’histoires personnelles complexes et difficiles : il serait maladroit et indiscret de vouloir en savoir plus si la personne ne vous en parle pas d’elle-même. Si votre filleul venait à parler spontanément des raisons de son exil et chercher chez vous un réconfort psychologique, nous vous conseillons d’éviter cette position de « psychologue » car des professionnels peuvent s’occuper de cela. Si vous pensez que votre filleul a besoin de se confier et de recevoir des conseils sur un possible mal-être, nous vous conseillons de nous en faire part grâce au formulaire de contact du site internet MAINtenant, pour que nous en informions les travailleurs sociaux du centre d’hébergement de votre filleul. Si votre filleul ne vit plus en centre d’hébergement Coallia, nous vous recommandons de le mettre en relation avec un professionnel qui pourrait l’aider sur ce point. Dans tous les cas, nous déconseillons vivement aux parrains de penser qu’ils pourraient être le confident de leur filleul sur ces questions.




Quels conseils pouvez-vous me donner pour préparer ma rencontre avec mon filleul ?


Avoir à l’esprit les notions d’interculturalité et d’ethnocentrisme : L’interculturalité est une notion qui vient en quelque sorte s’opposer à l’ethnocentrisme, cette attitude qui consiste à concevoir sa vision du monde, comme la seule et l’unique, ou bien comme la seule qui vaille. Cette vision restreinte du monde social entraîne au pire un rejet de l’autre, et au mieux une incompréhension. Rencontrer et engager une conversation avec un inconnu n’est jamais aisé, et ce, d’autant plus que cette personne ne maîtrise pas les mêmes codes socio-culturels. Cela entraîne des différences de réactions et d’attitudes face à des situations données. Ainsi, vous pourriez être surpris, voir choqué du comportement de votre filleul et cela pourrait créer un malaise, alors qu’il ne s’agit que d’une différence culturelle dont il faudrait tout simplement discuter. Nous recommandons donc de prendre le temps d’évaluer les raisons du malaise et d’en discuter au plus vite avec votre filleul, pour éviter qu’une mauvaise compréhension ou que des tensions s’installent. Avoir à l’esprit les possibles difficultés de communication : En ce qui concerne la communication, nous vous recommandons de prendre le temps de laisser votre interlocuteur s’exprimer, sans hésiter à le faire répéter si vous n’êtes pas sûr d’avoir bien compris et de reformuler pour s’assurer de la compréhension mutuelle. Avoir à l’esprit la diversité des profils : Il arrive que l’on ait des idées reçues sur un groupe de personnes et c’est particulièrement le cas pour les personnes réfugiées, du fait de la médiatisation du phénomène, et par la production de discours généraux et simplificateurs sur les raisons de l’exil. Si les personnes réfugiées constituent une catégorie de personnes qui ont suivi les mêmes démarches et disposent maintenant des mêmes droits, il ne faut pas oublier qu’elles ont toutes suivies des parcours différents avant leur arrivée en France, et que les raisons de l’exil ne se limitent pas à la fuite d’un conflit dans son pays d’origine, mais peuvent résulter de persécutions pour divers motifs (politiques, religieux, ethniques, etc.). Les difficultés à maîtriser la langue, à reconvertir les diplômes dans le pays d’accueil, à retrouver un foyer stable etc., autant de problématiques causées par un départ hâtif pour l’exil, cantonnent parfois les réfugiés dans une image de personnes pauvres et peu éduquées. Cependant, il y a autant de parcours que de personnes réfugiées et il est toujours intéressant de le garder à l’esprit quand vous rencontrerez votre filleul afin d’éviter d’avoir des propos qui seraient indélicats. Ne pas s’offusquer d’un rendez-vous raté : Il peut arriver que votre filleul ait oublié le rendez-vous. Encore une fois, il faut garder à l’esprit les différences culturelles qui peuvent éventuellement vous distinguer vous et votre filleul. Les cadres de vie et la gestion du temps est différente selon les rythmes de vie et les cultures. Pour ces raisons il ne faut pas vous offusquer d’une absence ou d’un retard et si vous constatez que cela est récurrent chez votre filleul, le mieux est toujours d’en discuter et de s’assurer plusieurs fois avant le rendez-vous que votre filleul sera présent.




Mon filleul va bientôt quitter son centre d’hébergement, que faire ?


Votre filleul va bientôt quitter la structure Coallia. Deux types de situations se présentent à lui :

  • Si votre filleul a peu de chances de pouvoir trouver une place en CPH ou dans un autre dispositif d’insertion sociale, parce qu’il est considéré comme "suffisamment autonome ", il doit donc trouver au plus vite un travail alimentaire pour pouvoir financer un logement. Cela est particulièrement urgent lorsque les loyers sont élevés sur le territoire et que le RSA et les aides sociales ne permettent pas de couvrir l’intégralité des dépenses. Si vous souhaitez vous rendre utile dans cette situation, nous vous conseillons donc d’aider votre filleul à trouver un emploi (cf : 7. Je souhaite aider mon filleul à trouver un travail, que puis-je faire ?)
  • Si vous savez que votre filleul devrait trouver une place dans un dispositif d’insertion sociale (type CPH), alors il n’y a pas encore d’urgence pour lui de trouver un travail alimentaire. Vous pouvez travailler ensemble sur d’autres points tels que la maîtrise de la langue, l’élaboration d’un projet professionnel ou de formation, etc. ou bien simplement échanger et partager, c’est déjà une étape de l’intégration.




Quelles problématiques pour un réfugié statutaire isolé de moins de 25 ans ?


Les réfugiés statutaires isolés de moins de 25 ans (c’est-à-dire les personnes ayant obtenu le statut de réfugié leur donnant accès à une carte de séjour de 10 ans), ne bénéficient ni du RSA, ni de l’ATA (dont peuvent bénéficier les personnes bénéficiaires de la protection subsidiaire), ni d’aides sociales pour les familles. Ainsi, si ces personnes ne trouvent pas de place dans un dispositif de type CPH, il leur sera particulièrement difficile, sans revenu, de trouver un logement. Sans possibilités d’hébergement, l’urgence de trouver un emploi est particulièrement pressante pour ces jeunes réfugiés.




Qu’est-ce qu’un statut mixte ? Et quelles problématiques ?


On parle de statut mixte, ou plutôt de « cellule familiale à statut mixte », pour désigner les familles dont l’un ou plusieurs des enfants ont obtenu une protection internationale, contrairement aux parents, qui n’en sont pas bénéficiaires. Cependant, le statut obtenu par l’enfant permet aux parents de jouir de la même carte de séjour que celle accordée par la protection de l’enfant (1 an puis 2 ans pour la protection subsidiaire, 10 ans pour le statut de réfugié). Ainsi, les parents déboutés de l’asile peuvent jouir d’une carte de séjour pour rester sur le territoire français grâce à la protection de leur enfant. Toutefois, le rejet définitif de la demande d’asile des parents, les oblige parfois à quitter le CADA au bout d’un mois ou à pouvoir y rester mais de manière abusive. Par ailleurs, l’obtention de la carte de séjour est parfois compliquée, surtout pour les parents d’un enfant ayant obtenu le statut de réfugié : il arrive qu’on leur refuse la carte de séjour de 10 ans au profit d’une carte de séjour vie privée et familiale d’un an. Enfin, puisque ces personnes ne bénéficient pas de la protection internationale, et en particulier lorsqu’ils ne sont pas titulaires d’une carte de séjour de 10 ans, le RSA ne leur sera pas forcément accordé (ce dernier est alloué seulement si la personne étrangère a au moins un enfant de moins de 3 ans ou si cette personne justifie d’au moins 5 ans de présence sur le territoire). Il en résulte que la situation des membres des cellules familiales à statut mixte est parfois particulièrement complexe : ils doivent quitter le CADA plus rapidement que les autres, l’accès aux CPH leur est refusé, l’obtention de la carte de séjour est parfois compliquée et ils se retrouvent le plus souvent sans ressources car ils ne peuvent bénéficier ni du RSA, ni des allocations familiales. Le besoin de trouver un emploi est donc fondamental dans ce type de situation.




Quel est le parcours type d’un demandeur d’asile ?


L' arrivée sur le territoire francais
Un demandeur d’asile peut arriver sur le territoire français de différentes manières :
  • il a obtenu visa et entreprend les démarches de demande d’asile alors qu’il est encore autorisé à séjourner sur le territoire ;
  • sa nationalité lui permet d’entrer sur le territoire sans visa et d’y rester pendant 3 mois (ex : Albanie, Colombie, Bosnie-Herzégovine, Honduras...) ;
  • il est entré de manière illégale sur le territoire, souvent en suivant une route longue, périlleuse et onéreuse ;
  • il est arrivé sur le territoire légalement grâce à un programme de réinstallation ou de relocalisation.
Le demandeur d’asile ne connaît pas forcément les démarches à suivre pour obtenir le statut et a pu rester plusieurs mois illégalement sur le territoire avant de pouvoir obtenir une attestation de demandeur d’asile qui l’autorise à rester sur le territoire tout au long de l'instruction de son dossier. A noter que l’accès à un hébergement peut lui être refusé si, sans motif valable, celui-ci n’a pas formulé sa demande dans les 120 jours suivant son entrée sur le territoire. Le passage à la PADA et au GUDA Pour demander l’asile en France, la personne migrante doit d’abord se rendre dès que possible dans une plateforme d'accueil pour demandeurs d'asile (PADA) où il pourra être informé sur l'asile, procéder au pré-enregistrement de sa demande et obtenir un rendez-vous au guichet unique pour demandeurs d'asile (GUDA), composé de deux services, la préfecture et l' OFII. Au cours de cette étape, il s’agit d'une part, pour les agents de la préfecture de déterminer la procédure dans laquelle la demande d’asile s’inscrit (normale, accélérée, "Dublin"), grâce au relevé des empreintes digitales et la comparaison via le fichier Eurodac, et d'autre part, de remettre le dossier OFPRA au demandeur d’asile. Après avoir rencontré un agent de la préfecture, le réquerant à l'asile est orienté vers les agents de l’OFII qui le renseignent sur ses droits, mettent en place le versement de l’allocation pour demandeur d’asile (ADA), l’enregistrent dans le Dispositif national d’accueil (DNA) et l’orientent vers des structures d’hébergement CADA ou hébergement d’urgence en fonction des capacités disponibles. L'entretien OFPRA

A l'issue de son rendez-vous GUDA, le demandeur d’asile a un délai de 21 jours pour envoyer le dossier complété, accompagné du récit, à l’OFPRA. A la réception du formulaire complet, l’Office adresse une lettre d’enregistrement au requérant qui lui permet de renouveler son attestation de demande d’asile. Le demandeur d’asile est ensuite convoqué pour une audition auprès de l’OFPRA lui permettant de compléter ou rectifier son récit écrit. A l'issue de l'entretien, l'Office va rendre une décision d’admission (en accordant le statut de réfugié, le bénéfice de la protection subsidiaire ou le statut d’apatride) ou une décision de rejet. Dans ce dernier cas, le demandeur aura la possibilité de faire recours de cette décision auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).




Qu’est-ce qu’un CPH (centre provisoire d’hébergement) ?


Un CPH est :

  • Un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) spécialisé, dont la mission réside dans l’accueil des personnes bénéficiaires de la protection internationale, en particulier les plus vulnérables et les moins autonomes.
  • L’orientation vers ces centres est réalisée par l’OFII au niveau national.
  • Il en existe peu (28 centres en France environ), l’admission se fait donc sous certaines conditions :
    • Les jeunes de moins de 25 ans
    • Les personnes isolées ou les couples avec enfants sans revenus
    • Les personnes présentant un handicap physique ou psychologique (au sens de la loi du 11 février 2005)
    • Maîtrise insuffisante de la langue française
  • La durée de séjour y est de 9 mois. Cette durée peut être prolongée par période de 3 mois.
  • L’équipe de professionnels du centre accompagne le résident dans ses démarches d’insertion par une approche globale de sa situation individuelle. Elle vise l’autonomisation de la personne (apprentissage de la langue, recherche d’emploi, compréhension de la société française, etc.)
  • Les personnes accueillies doivent participer à leur frais d’hébergement et d’entretien, en versant une pension à hauteur des facultés contributives de chacun.




Quels sont les droits d’un demandeur d’asile ?


En résumé, les droits du Demandeur d’Asile pendant la procédure :

  • Accompagnement dans les démarches administratives (avec ou sans hébergement)
  • Hébergement qui se fait en fonction de la vacance de places et non du souhait des personnes concernées (CADA, HUDA, ATSA ou allocation supplémentaire perçue sur l’ADA)
  • ADA : Allocation pour Demandeur d’Asile
  • Accès aux soins et couverture (PUMA et CMUC)
  • Accès au système d’éducation
  • Ouverture d’un compte bancaire
  • Domiciliation

Le Demandeur d’Asile n’a pas le droit :

  • A des cours de français dans le cadre d’une politique nationale
  • De travailler (possible au bout de 9 mois)
Cependant, toute cette période de la demande d’asile représente une phase d’attente et d’incertitude. Il s’agit d’un temps de flottement au cours duquel les personnes ne peuvent se projeter nulle part : il n’est pas question de retourner dans son pays d’origine, mais ils ne sont pas encore accueillis pleinement dans la société hôte, en raison de leur faible niveau de langue francaise et de l’impossibilité de travailler.




Quels sont les droits d’une personne réfugiée ?


On dit communément qu’une personne déclarée réfugiée a les mêmes droits qu’un citoyen français, à l’exception du droit de vote. Mais il s’agit souvent de populations qui ont besoin d’aide à l’insertion supplémentaire, notamment sur les questions de logement.

Les personnes hébergées en CADA venant d’obtenir leur statut disposent de 3 mois pour quitter la structure (parfois 6 mois en fonction de l’appréciation du préfet et des territoires concernés alors que celles hébergées en CPH peuvent y rester 9 mois, renouvelables par tranche de trois mois selon leurs besoins).

Pour leur santé, ils sont couverts par la PUMA et la CMU-C, tant que leur activité ne leur donnera pas accès au régime général. Se­lon leur niveau de ressources, ils pourront bénéficier de certaines prestations sociales comme les aides au logement, le Revenu de solidarité active (RSA) ou les allocations familiales. Les démarches administratives permettant l’accès à ces droits, ainsi que leur explication, relève des compétences du Travailleur Social.

Dans tous les cas, votre filleul est entré dans le droit commun, il dispose des droits et devoirs accordés à toute personne ayant l’autorisation de rester de manière durable sur le territoire français. Si nous détaillons ici quelques éléments, c’est pour que vous ayez à l’esprit les droits accordés à votre filleul. Si vous interveniez dans les dossiers de santé de votre filleul, cela risquerait d’être contreproductif pour lui.

Les droits des réfugiés :

  • RSA (pour les plus de 25 ans ou bénéficiaires d’une protection subsidiaire)
  • Allocations Logement
  • Allocations Familiales
  • Accès aux soins (PUMA)
  • Accès au système d’éducation
  • Quelques dispositifs d’hébergement social et de logement spécifiques
  • Signature du CIR (Contrat d’Intégration Républicain), qui :
  1. Donne accès à la possibilité d’avoir de 50 à 200 heures de cours de langues française, quand le niveau du migrant est inférieur au niveau A1;
  2. Engage le signataire à assister à 2 journées de formation civique de 6 heures sur « Les principes, valeurs et institutions de la République Française » et « Vivre et accéder à l’emploi en France ».




Je ne m’entends pas avec mon filleul/parrain, que faire ?


Si la relation ne se déroule pas comme espéré, nous vous conseillons dans un premier temps d’essayer de comprendre ce qui ne fonctionne pas en vous posant les bonnes questions : s’agit-il d’une mauvaise compréhension verbale ? De malentendus culturels ? Attendons-nous les mêmes choses de ce programme de parrainage ? etc.

Dans tous les cas, si vous estimez que la relation ne peut pas durer, vous pouvez bien sûr y mettre fin pour éviter qu’elle n’ait des effets négatifs sur l’intégration de votre filleul, et pouvoir trouver éventuellement un nouveau parrain. Surtout, nous vous demandons de nous expliquer honnêtement les raisons de rupture de la relation et bien sûr d’en informer votre filleul le plus délicatement possible.




Mon filleul ne me répond plus, que faire ?


Ne pas hésiter à relancer votre filleul s’il ne donne plus de nouvelles depuis notre dernier rendez-vous (en prenant garde toutefois de ne pas avoir une attitude trop envahissante).

Si vous n’avez plus de nouvelles de votre filleul, n’hésitez pas à nous envoyer un message via le formulaire de contact, si celui-ci est encore hébergé par nos structures, nous vous expliquerons les raisons de son silence.




Pourquoi la durée du programme est-elle fixée à 7 mois ?


Fixée à 7 mois, la période de parrainage permet au parrain d’être présent pour compléter la mission du travailleur social sur la préparation à la sortie.

Si nos travailleurs sociaux participent à mettre en place les premiers jalons de la transition du statut de demandeur d’asile à celui de réfugié, le temps dont ils disposent est souvent trop court pour réaliser un certain nombre d’activité au-delà des missions administratives. Vous pourriez donc, dans un premier temps, prendre le relais du travailleur social sur certains points, comme l’aide à la recherche d’emploi ou l’accompagnement à quelques rendez-vous (préfecture, pôle emploi, etc.).

De même, vous pourriez vous poser comme un appui dans l’apprentissage du droit commun auquel doit faire face votre filleul. En effet, les filleuls sont restés en moyenne 302 jours en CADA avant l’obtention de la protection internationale. Pendant toute cette période, votre filleul avait un référent interne à la structure d’hébergement. Par votre statut de référent extérieur, et surtout par votre caractère non professionnel, vous pouvez constituer une passerelle vers le droit commun à l’issue du centre d’hébergement.

Enfin, en tant que référent extérieur, vous pourriez permettre à votre filleul de découvrir son futur lieu de vie et ainsi préparer l’installation à venir. Le rôle du parrain permettrait donc d’assurer une plus grande progressivité de la transition.




Je n’ai pas pu assister à la session d’information collective, que dois-je faire ?


Si un empêchement ne vous a pas permis d’assister à notre session d’information collective, nous serions heureux de vous accueillir lors de la prochaine réunion prochainement organisée.

En effet, la participation à la session d’information collective, qui est pour nous une condition nécessaire pour prendre part au programme de parrainage MAINtenant, vous permettra de mieux comprendre l’asile, les problématiques auxquelles sont confrontés les filleuls, les règles à connaître en centres d’hébergement, le rôle du travailleur social, votre rôle de parrain, etc.

Le lieu et la date de la prochaine session d’information vous seront communiqués environs trois semaines avant le jour fixé. Cela vous laissera le temps d’organiser votre venue et de parler de notre programme de parrainage MAINtenant dans votre entourage. Une plus ample diffusion d’information de ce programme au tour de vous, permettra à plus de candidats de participer à la session d’information et de bénéficier de cette expérience d’échange. Nous vous attendons donc nombreux à la prochaine réunion !




Combien de filleuls puis-je parrainer ?


Nous conseillons à tout parrain adhérant pour la première fois au programme de parrainage MAINtenant de parrainer au maximum 2 personnes.

Cette préconisation initiale répond à un triple objectif : premièrement, cela vous permettra de vous imprégner graduellement du milieu de l’asile et des conduites à tenir dans l’accompagnement des personnes réfugiées vers leur autonomisation et insertion dans la société civile.

D’autre part, la concentration sur deux filleuls vous permettra de maximiser leurs chances d’intégration dans la société d'accueil au plus vite et, si l’issue en est positive, vous pourrez prendre part à une nouvelle relation de parrainage.

Enfin, en dédiant votre temps à deux filleuls au maximum, vous pourriez optimiser au mieux vos relations d’échange interculturel.

Par ailleurs, si vous souhaitez parrainer plus de deux personnes, cette possibilité vous est proposée par le parrainage d'une famille.




Migrant, demandeur d’asile, réfugié, bénéficiaire de la protection subsidiaire, apatride: quelles différences ?


Migrant : selon la définition de l'ONU, un migrant est une personne qui est née dans un pays mais qui réside dans un pays étranger pour une durée supérieure à un an "quelles que soient les causes, volontaires ou involontaires, du mouvement, et quels que soient les moyens, réguliers ou irréguliers, utilisés pour migrer". C’est une catégorie générale à laquelle appartiennent notamment les réfugiés (qui étaient au préalable des demandeurs d'asile), mais aussi les étudiants étrangers ou les travailleurs venus d’autres pays, par exemple. Pour rappel, tous les demandeurs d’asile sont des migrants, mais tous les migrants ne sont pas demandeurs d’asile.

Demandeur d’asile : il s’agit d'une personne ayant déposé une demande d’asile en vue d’obtenir le statut de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire auprès d'un Etat autre que celui dont il a la .Sa demande a été validée en guichet unique des demandeurs d’asile (GUDA), ils se sont alors vu accorder une Attestation de Demande d’Asile, qui lui permet de rester sur le territoire français tout au long de l’instruction de sa demande (avec possibilité de faire appel à plusieurs reprises). Ils devront passer par les différentes étapes de la demande d’asile. Statistiquement, seuls 30% d’entre eux obtiennent une protection internationale.

Le statut de réfugié est accordé sur la base de trois fondements :

  • La Convention de Genève de 1951 et d’après les critères suivants : “toute personne qui (...) craignant avec raison d’être persécutée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays” ;

  • Le Préambule de la Constitution de 1946 au titre de l’asile constitutionnel « à toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté » ;

  • Les statuts du HCR en vertu du mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies, prévu par les articles 6 et 7.

La protection subsidiaire est attribuée sur la base de la loi du 10 décembre 2003, "à toute personne qui ne remplit pas les conditions pour se voir reconnaître la qualité de réfugié mais pour laquelle il existe des motifs sérieux et avérés de croire qu’elle courrait dans son pays un risque réel de subir » des atteintes graves : peine de mort ou exécution ; torture ou traitements inhumains ; pour des civils, une menace grave et individuelle contre sa vie ou sa personne en raison d’une violence aveugle résultant d’une situation de conflit armé ou international. Le statut d’apatride représente quant à lui moins de 1 % des admissions à la protection en France en 2016. Il est accordé sur la base de la Convention de New York de 1954 à toute personne « qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant en application de sa législation ».





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